• Les Gnaoua sont les descendants d'anciens esclaves originaires d'Afrique Noire. Constitués en confrérie à travers le Maroc, les Gnaoua sont des maîtres musiciens (Maâlem), des joueurs de crotales, des voyantes, des médiums et des adeptes. Leurs pratique, à la fois musicales, initiatiques et thérapeutiques, mêlent des apports africains et arabo-berbères. Bien que musulmans, les Gnaoua fondent leur spécificité sur la culte des Djinn (esprits) et leurs rites ont conservé nombre de traits propres aux cultes de possession africains.

  • C'est l'ancien nom de la ville qui porte maintenant le nom  arabophone d'Essaouira. ce nom reste énigmatique  pusqu'on avance plusieurs signification possibles.La plus répandue le lie au saint patron de la ville Sidi magdoul que les portugais prononçaient Mogdor ou mogador...Ces dernières années ce nom revient en force pour remplacer petit à petit son nom actuel.

  • Ce nom désigne une  citadelle . A essaouira, on en trouve plusieurs, notamment la skala du port, et la skalla de la médina très prisée par les  visiteurs pour admirer le coucher du soleil

  • le soleil se couche!!! quelle mauvaise expression! Le soleil ne se couche jamais, je vois toujours dans le crépéscule une vraie aube. La beauté d'une si jolie révérence ne peut être un adieu. C'est une demande très polie de disposer pour aller rendre d'autres gens à la vie, pour les rendre plus heureux. C'est une renaissance à jamais renouvelée.

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  • Et voilà que Juillet nous revient avec toute la nostalgie qui nous ronge depuis l'année dernière. Ma valise est déja faite.Ma destination est unique: Mogador. Je ne sais pas pourquoi mais son image me revient à l'esprit, lui ce passant ( ou passante) inconnu que j'ai croisé sur la skala un soir de juillet il y a des années de celà. Je ne me rappelle plus si c'était une jeune fille ou un vieil homme, mais je me rappelle bien que c'était un être humain dont le regard embrassait le lieu avec cette nostalgie qu'on ne rencontre que chez les âmes sensibles. Quelque part, j'ai compris qu'on se ressemblait, c'était comme si je regardais dans un miroir un peu usé par l'humidité du lieu. Je revois toujours les mêmes yeux ronds ouverts naivement sur le monde. Ils semblaient étreindre le lieu, vouloir transpercer le secret des pierres et ne jetaient aucun regard sur nous autres petits êtres humains. Ils ne nous voyaient pas. Pour lui, c'était comme si nous étions translucides. Il passait ses mains fébrilement sur chaque pierre, chaque canon, chaque bout de bois. Il caressait au delà de la matière l'essence même de l'existence. Je restais ahuri, comprenant mal ses gestes tantôt mécaniques tantôt spontanés et lestes.Il arrivait à ma hauteur quand il déploya ses bras au vent et me cacha tout le paysage argenté des reflets lunaires sur l'eau. Je ne voyais plus que ses yeux noirs, je ne sentais plus que son odeur forte, et je n'entendais plus que son souffle hâché...celà a duré peut être quelques secondes, peut être toute la soirée, mais ce dont je suis sûr , c'est que j'avais perdu les notions du temps et du lieu. Seule devant moi surgit la seule vérité d'un lieu qui bouleverse. Etait-ce une vision, une hallucination, une imagination un peu trop débridée, je n'en sais rien. Mais chaque juillet, j'ai les mêmes yeux qui hantent mes rêves, la même odeur forte qui me blesse les narines...j'entends souvent le même souffle saccadé, et une envie folle me prend vers Mogador.Une envie irrésistible, invincible, une tentation que je n'ose nommer.

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